Sur le Prado, Bonneveine et Sainte-Anne, l'habitat dominant est la copropriété des années 1960 à 1990 : parkings en sous-sol, ascenseurs de capacité limitée, caves en batterie et syndics attentifs. L'organisation y est administrative avant d'être physique — autorisation, créneau, protection des communs, attestation d'assurance. Ce qui compte, c'est d'arriver avec le dossier en règle.
Au sud de Montredon, à la Madrague et aux Goudes, le décor bascule. Cabanons en bord d'eau, pistes étroites, absence de stationnement, parfois pas d'accès véhicule du tout. Les volumes y sont modestes mais l'état des biens est souvent sévère : sel, humidité permanente, corrosion des métaux, mobilier de récupération accumulé sur des décennies.
La saison compte aussi, ce qui est particulier à cet arrondissement. Entre juin et septembre, la circulation vers la Pointe Rouge et les calanques rend les interventions de milieu de journée improductives. Nous programmons alors tôt le matin, ou en septembre lorsque le chantier peut attendre.