Le pavillon nord marseillais a presque toujours un garage plus grand que ce que la voiture réclame, une cour bétonnée et une remise au fond. C'est là que s'entassent les matériaux de chantier gardés « au cas où », l'outillage, les vélos, les machines à laver remplacées et le mobilier de jardin cassé. Sur nos chantiers du 14e, le garage seul dépasse fréquemment huit mètres cubes.
L'avantage, c'est que tout est de plain-pied ou presque. Pas de portage en étage, pas d'ascenseur à ménager, un portail qui laisse passer un camion dans la majorité des cas. Le travail est physique mais linéaire, et un volume qui demanderait quatre jours en centre-ville se termine ici en deux.
Le secteur produit aussi beaucoup de métal — ferraille, électroménager, structures, jantes. C'est une bonne nouvelle pour le devis : trié et pesé, ce métal est valorisé auprès d'un recycleur et vient en déduction du coût. Sur un garage bien fourni, l'abattement est loin d'être symbolique.